Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes…
Toutefois, le rapport que Valéry entretient avec la philosophie est assez singulier. Dans ses Cahiers il écrit : « Je lis mal et avec ennui les philosophes, qui sont trop longs et dont la langue m'est antipathique.» En effet, s'il s'inspire librement de Descartes en ce qui concerne une certaine méthode du «penser», il est en revanche très critique sur le discours philosophique lui-même. Pour Valéry, le philosophe est plus un habile sophiste, manieur de concepts, qu'un artisan au service du Savoir comme l'est le scientifique. À cet égard, Valéry est proche de Wittgenstein et des Membres du Cercle de Vienne, ayant eux aussi une défiance critique envers la philosophie et son langage métaphysique. En revanche, son désir de comprendre le monde dans sa généralité et jusqu'au processus de la pensée lui-même — caractéristique du philosophe — oriente fortement son travail.
Jean Vilar
Jean Vilar quitte sa ville natale et «monte» à Paris en 1932 pour préparer une licence de lettres. Il suit par ailleurs des cours de philosophie.Il apparaît pour la première fois sur scène en 1935 dans la figuration du Faiseur d’Honoré de Balzac au théâtre de l’Atelier.
Il gagne en notoriété en 1945 grâce au Meurtre dans la cathédrale de T.S. Eliot, créé au théâtre du Vieux-Colombier.
André Barsacq le met en scène dans Roméo et Jeanette de Jean Anouilh avec, pour la première fois, Maria Casarès au Théâtre de l'Atelier en 1946. En 1947, il organise du 4 au 10 septembre dans la cour d'honneur du palais des Papes, à Avignon, la Semaine d’art dramatique en Avignon, qui devient le Festival d’Avignon. Il dirigera le festival jusqu’à sa mort en 1971.
Vilar est nommé à la tête du Théâtre national populaire (TNP) en 1951 à l’instigation de Jeanne Laurent, sous-directrice des Spectacles et de la Musique. Il cherche à rendre le théâtre accessible au plus grand nombre notamment en abaissant le prix des places. Cette quête se conclut par une forme de politisation à partir de 1961 : les pièces proposées ne cessent de traiter du fascisme en pleine guerre d’Algérie.
Vilar ne demande pas le renouvellement de son mandat à la tête du TNP qui s’achève en 1963. Georges Wilson lui succède. Il se consacre dès lors entièrement au Festival d’Avignon. Celui-ci se développe et s’institutionnalise au point que le directeur devient la cible d’importantes critiques ; après Mai 68, il est conspué par des étudiants aux cris de « Vilar = Salazar ».
Jean Vilar est enterré dans la partie basse du cimetière marin de Sète.




















